Modalités de construction du commun dans la prise en charge de problèmes complexes

Notre société est confrontée à des questions qui ont en commun d’appeler l’engagement d’acteurs multiples. Depuis de longues années, un débat oppose tenants d’une plus grande prise en charge par la propriété ou l’initiative individuelle et tenants d’une plus grande prise en charge par la puissance publique.

Avec Didier Christin

 


Il apparaît cependant que ces deux approches tendent, en réduisant la complexité des problèmes, à réduire la qualité de la réponse qui est apportée. Sur quelle base prendre alors en charge des problèmes complexes ?
À partir de l’exemple de construction du commun dans les problèmes environnementaux, cette réunion a pour objet d’apporter des éléments de réflexion aux participants, couvrant d’autres champs théoriques et stratégiques.L’AFFRESS inaugure ici la première occurrence d’une série de réunions de travail ouvertes. Leur objet est de défricher une problématique avec un professionnel en vue de dégager des axes d’action et d’approfondissement et d’opérer une connexion avec d’autres questionnements.Cette rencontre s’articule autour d’une présentation d’une vingtaine de minutes par un professionnel apportant un regard inséré dans la pratique. Elle est suivie d’une discussion de deux heures visant à explorer les différentes dimensions du sujet traité.Le nombre de participants est relativement restreint, comprenant d’une part des membres de l’AFFRESS, de l’autre des participants d’horizons divers parties prenantes à la question posée. Outre l’intervenant et l’animateur de l’AFFRESS, le format est d’une dizaine de personnes maximum. L’objet est de confronter une approche ou une question à de multiples points de vue et préoccupations concrètes et théoriques, en vue de retirer pour chacun des éléments d’inspiration et de réflexion.Ces réunions donnent lieu à compte-rendu et peuvent servir de première étape vers la définition de projets AFFRESS.Didier Christin, ingénieur agronome, est co-fondateur et gérant de la société Agora diagnostic, développement, cabinet spécialisé dans la conception, la mise en place, l’accompagnement et l’évaluation de« démarches qualité » de prise en charge « en patrimoine commun » de réalités complexes et multi-acteurs (comme la qualité du vivant) pour le compte de décideurs publics et privés. Actuellement en thèse avec pour sujet l’« implication active de la société dans la gestion de l’eau. Quels rôles des élus et des instances politiques dans les territoires ?».

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